Quand Michel Rolland craque…

Normalement, une revue de webpresse ne mérite pas un article dédié sur lesdegustateurs.fr mais juste une « brève de comptoir« . Or là, j’ai les cheveux qui se sont hérissés lorsque j’ai lu cet article sur Michel Rolland dans SudOuest.fr.

Voilà surtout un joli coup marketing pour améliorer sa notoriété et certainement offrir ensuite ses missions de conseil … Michel Rolland serait-il donc adepte du « tant qu’on parle de moi en bien ou en mal, on ne m’oublie pas … »

Au delà de l’énormité sur le Coca et son modèle d’adaptation régionale, ses commentaires me font fait réagir sur plusieurs éléments :

> OUI, les vignerons ont déjà adaptés par le passé leur offre à la demande mais pour quel résultat ? Sous la dictature (?) gustative de Robert Parker, les vignerons bordelais n’ont ils pas axés leurs vins sur le boisé, visiblement si demandé hors de France ?

> NON, les vignerons ne doivent pas standardisés leurs vins et mettre de la fraise si cela fait plaisir aux Chinois.

Ce que Michel Rolland oublie de dire, c’est que les usages (du vin) et les produits (des vignerons) sont en train de se rapprocher pour le plus grand plaisir de nos papilles. Nous notons en effet que depuis les années 90, malgré une baisse de consommation du vin en volume, celle-ci s’est traduite par une augmentation du prix moyen d’achat. Signe que la population évolue vers un plaisir hédoniste et que le travail qualitatif effectué dans les vignobles vont de paire. Le renouveau des vins du Languedoc ou du Roussillon, le succès des Rosés de Provence, etc … en sont de beaux exemples !

Je soutiens donc la théorie que c’est l’amélioration de la qualité des vins entreprise depuis les années 80 qui a permis d’éduquer une partie des consommateurs en leur procurant de vrai moment de plaisir. La tendance « Bio » ne va faire qu’accroître ce phénomène. Le rêve de certains d’avoir des vins standardisés vendus en millions d’exemplaires est révolu; les déboires des Beaujolais à l’export ou récemment de la marque Chamaré en sont visiblement quelques signes.

En 2050, je reste persuadé que les Américains et Chinois auront « muté » massivement vers cette tendance et qu’ils sauront appréciés la diversité de notre vignoble qui leur procurera toujours plus de surprise, source d’émotion !

Monsieur Rolland, arrêtez donc la démagogie et mettez votre influence au service de nos vignerons français !

Appréciation "coeurs" >> 5: Exceptionnel; 4: Très bon; 3: agréable; 2: correct ; 1: passable

Commentaires

  1. Arnaud Arnaud dit :

    Je ne portais pas Michel Rolland dans mon coeur mais là je dois dire qu’on atteint des sommets!…Ce personnage est une imposture. Et dire que des centaines de châteaux et domaines suivent ces conseils et que son business semble florissant.
    Messieurs les vignerons, par pitié, continuez à nous proposer des vins qui aient une âme, une histoire et un goût qui leur soit propre. Continuez à nous tenir en haleine, à nous surprendre et nous faire rêver.
    Quant à M. Rolland, je suggère une bonne micro-oxygènation qu’il chérit tant…celle de son cerveau bien sûr…

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